ESSAI : RED BULL KTM 250 SX-F "Pauls Jonass"



Par Paul Malin - Photos Ray Archer

ESSAI : RED BULL KTM 250 SX-F

Il n’y a que peu de différences entre les machines de Jeffrey Herlings et de Pauls Jonass, mais ce qui saute tout de suite aux yeux lorsqu’on s’installe sur cette dernière, c’est le guidon choisi par le Letton, un Fat Bar 827 dont la courbure n’est pas la même, monté nettement plus bas.

Les leviers sont plus hauts, aussi un pilote de grande taille va-t-il trouver la position un peu étrange. Mais c’est la moto de Jonass, pas la mienne ! Et son pilotage étant assez différent de celui de son coéquipier, ça se justifie : PJ conduit plus souvent assis, donc plus bas, par rapport à un Herlings le plus souvent possible debout, même en mode attaque.

Plus petit, plus léger d’une bonne dizaine de kilos, Jonass préfère, c’est logique, des suspensions plus souples. D’après Wilfred Van Mil, le gourou de chez WP, les éléments utilisés sont les mêmes, pièces internes comprises, seuls les ressorts arrière varient (42 contre 45 chez Jeffrey) et les réglages de la fourche (4.2 contre 4.4).

La moto n’est pas inconduisible pour autant, loin de là, mais la différence avec celle de Jeff est manifeste.

Bien entendu, on retrouve le même bruit caractéristique dès que le moteur tourne. Le jour de l’essai, question transmission secondaire, les deux 250 étaient équipées des mêmes pignons-couronnes, 14/50, ce que Jonass emploie généralement, mais le plus souvent Herlings choisit 13/52, histoire de ne pas se voir trop handicapé au moment du départ. Idéalement, il aimerait mieux opter pour 14/50 ou 14/51, mais il sait bien qu’à cause de son poids ce serait trop compliqué donc il se satisfait d’un compromis.

En selle on constate d’emblée, d’autant que je dois peser quelques kilos de plus que Pauls (eh oui !), que l’amortisseur est en effet réglé très souple. La moto n’est pas inconduisible pour autant, loin de là, mais la différence avec celle de Jeff est manifeste.

N’étant pas équipée du même maître-cylindre que celle de son équipier, la 250 SX-F de Jonass se montre moins violente lorsqu’on touche au levier de frein avant : celui-ci n’en est pas moins efficace et je l’ai trouvé tout à fait convaincant.

Si l’on veut décrire ces deux machines sans se tromper, disons qu’elles sont à la fois semblables… et différentes. Ce sont deux motos identiques, avec les mêmes caractéristiques moteur notamment, mais au plan de la position de conduite et des réglages de suspensions elles n’ont pas grand chose à voir. Enfin, elles conviennent toutes deux à ceux qui les utilisent, qui à leur guidon n’ont pas manqué de montrer les prouesses dont ils étaient capables, et c’est bien là le principal !