ESSAI : L'Husqvarna FC 250 Factory "Harri Kullas"



Par Paul Malin - Photos Bavo Swigers

ESSAI : L'Husqvarna FC 250 Factory

Parfois, comme tout un chacun, il m’arrive de m’emballer, en particulier quand on en vient à parler de pilotage et de motos tout-terrain … Mais là, sans dérailler je vous assure, je ne vais pas y aller par quatre chemins : tout simplement, cette Wilvo-Nestaan Factory Husqvarna FC 250 est sans doute la deux-et-demie la plus rapide que j’aie jamais eu l’occasion d’essayer. OK ? Tout est dit, chers amis bonsoir !

Non, en fait je suis sérieux, si vous voulez vraiment vous faire plaisir au guidon d’une moto de cross, foncez vous acheter ce joujou. Ah oui, mais c’est vrai : on ne peut pas ! Ni vous, ni moi. N’avez-vous pas vu l’écriteau : « Interdit aux simples mortels » ? Oui, il s’agit d’une machine spéciale, comme équipée d’une sorte de kit très particulier, d’un package magique, un bijou réservé aux pilotes d’usine. Factory power, for factory riders only ! Dommage…

Il ne vous reste, pour vous consoler, que la FC 250 « client » : le modèle 2016 est déjà, d’origine, une vraie petite perle. Quelques pièces bien choisies par-ci par-là et vous ne serez pas très loin de la bombe « d’usine ». Que de toutes façons, pas de regrets, on ne peut pas s’offrir, à moins d’être capable d’aligner des chronos du calibre de ceux d’un Alex Tonkov ou d’un Harri Kullas, voire d’un Max Anstie ou d’un Thomas Covington, les hommes qui mettront leur talent au service de l’usine HVA l’an prochain en MX2.

Démarrez-là, la ressemblance avec le modèle stock est frappante. Prenez la piste et là ça devient autre chose…

Enfin voilà, nous avons eu la chance, pour quelques tours de piste, de poser nos fesses sur la FC 250 Factory qu’a utilisée Kullas lors de la dernière partie de la saison en Grands Prix. Démarrez-là, la ressemblance avec le modèle stock est frappante. Prenez la piste et là ça devient autre chose…

La FC 250 Factory millésime 2016 a débuté sa carrière en Mondial très tôt dans la saison (dès le quatrième GP, lors du premier round européen, à Arco) aux mains du Russe Aleksandr Tonkov. Puis elle a terminé l’année avec l’Estonien Harri Kullas. Dès qu’on s’assoit dessus, on se sent parfaitement à l’aise. Nickel. Rien à retoucher, position du guidon, leviers, tout est OK. De même, lorsqu’il a été appelé par Jacky Martens, la semaine précédant le Grand Prix de Lettonie, lors de son premier contact avec l’Husky, Kullas n’a pas demandé de modification essentielle. Il s’est complètement satisfait des réglages signés Tonkov, demandant juste d’assouplir un poil les suspensions. Il faut dire que le Balte, longtemps blessé, était ravi de retrouver un guidon en GP, et quel guidon : celui d’une machine gagnante !

Retrouvez l'essai complet de la machine d'Harri Kullas dans le numéro huit de Motocross Emag.